Vers de nouveaux horizons

Il y a un peu plus de cinq ans, j’ai accepté de me joindre au Réseau Action TI, qui était à un carrefour dans la redéfinition de sa mission. Une équipe au sein du Conseil de l’organisation avait auparavant oeuvré à repositionner ce qui s’appelait autrefois la Fédération de l’informatique du Québec pour en faire le Réseau Action TI.

Il y avait dans ce repositionnement une volonté de changement de cap, de faire de cette organisation, de cette association qui avait été construite à la fin des années 1970, une association moderne, sous la forme d’un réseau. J’avais déclaré à l’époque que je voyais un réseau comme beaucoup plus organique, plus flexible, une forme d’organisation dont je voulais être une partie prenante. Rappelez-vous qu’à cette époque, nous étions plus ou moins au début d’une mouvance 2.0, que la notion d’engagement de communauté se répandait non seulement sur les médias sociaux, mais au sein des organisations, des entreprises et, nécessairement, au sein d’associations comme le Réseau Action TI. Après 20 ans comme observateur de l’industrie québécoise des TI, je voulais être de ceux qui contribuent à cette transformation, je voulais devenir un catalyseur de cette transformation.

Ainsi, depuis mon arrivée au Réseau, il y a un peu plus de cinq ans, j’ai eu le privilège d’oeuvrer au sein d’une organisation qui a traversé une phase de changements importants. J’ai aimé expérimenter différents projets, de la reconception du site web, à l’augmentation de notre présence sur les réseaux sociaux, de la webdiffusion de conférences aux publications numériques. Nous avons, à l’interne, modernisé nos processus, expérimenté de nouveaux outils de collaboration, repensé le concours des OCTAS, revu nos manières de communiquer avec nos membres avant même la mise en vigueur des règles de communication par publipostage. En cette matière, comme dans chaque projet, j’ai toujours crû que nous devions avoir un comportement exemplaire en matière d’utilisation des TI: en tant que communauté de professionnels des TI, nous devions être à l’avant-garde du mouvement et des bonnes pratiques d’affaires.

Nous avons relevé de nombreux défis dont l’un des plus importants a sans aucun doute été de procéder à la fusion de nos entités composant le Réseau pour se donner une nouvelle force, un nouveau dynamisme et une plus grande cohésion. Je lève mon chapeau à tous ceux qui ont travaillé à cette réinvention historique du Réseau, notamment à l’équipe de la permanence: ce fut une lourde tâche que nous avons réussi à mener à bien.

Redéfinir le rôle d’une association comme le Réseau est un défi auquel toutes les organisations comme la nôtre sont confrontées, avec les changements amenés par la nouvelle économie numérique. Le Réseau a la chance d’oeuvrer au coeur de ce domaine et peut compter sur un Conseil d’administration en mesure de saisir les tenants et les aboutissants de ces défis.

Vous le savez tous, je suis d’abord et avant tout un communicateur. J’ai oeuvré plus de 20 ans au sein de médias spécialisés, dans le secteur des affaires et des technologies. Cet environnement me manque et après ces cinq années au Réseau, j’ai décidé dernièrement de retourner vers cet univers. Je quitte donc mon poste de président-directeur général du Réseau, en espérant que ma contribution aura permis à l’association d’avancer vers l’accomplissement de ses objectifs et de sa mission. Je l’ai fait avec passion, au meilleur de ma connaissance et avec cette conviction que l’avenir de la société et de l’économie est numérique.

Je vous remercie tous, membres et amis du Réseau, collaborateurs et bénévoles, membres de l’équipe de la permanence, de votre engagement envers le Réseau et de votre soutien. Vous êtes ceux pour qui le Réseau existe, vous avez toujours été au coeur de mes préoccupations comme dirigeant du Réseau.

J’espère avoir le plaisir de vous revoir sous peu et je vous transmets mes salutations les plus cordiales.

(Note: ce billet a d’abord été publié sur mon blogue au Réseau Action TI – le 22 mai 2015)

Le trouble dans la messagerie


La messagerie instantanée semble être l’application qu’on sert à toutes les sauces. J’aimerais mieux qu’on la standardise et qu’elle serve à communiquer. Efficacement.

Les jeux dans la messagerie.
Les applications et les entreprises dans la messagerie.
Les médias dans la messagerie.

Est-ce qu’on pourrait laisser la messagerie faire son travail de messagerie ? Outre le courriel et le navigateur web, le logiciel de messagerie instantanée est la troisième application essentielle de mon attirail sur toutes les plates-formes, de l’ordinateur de bureau au téléphone, en passant par la tablette.

J’ai deux ou trois logiciels de courrier. Peu importe l’outil de prédilection du moment, je peux toujours lire, envoyer et recevoir des courriels, peu importe ce que mes contacts utilisent de leur côté. Suffit que je sache configurer correctement mes comptes (lesquels sont tous IMAP d’ailleurs) dans les paramètres de l’outil.

J’utilise trois ou quatre navigateurs web. Peu importe le navigateur, je peux voir toutes les pages web sans problème (ou presque). J’ai mes préférences de fonctionnalités, certains sites sont mieux rendus ou plus fonctionnels dans tel navigateur, mais essentiellement, tout fonctionne.

J’ai au moins une dizaine d’outils qui permettent de faire de la messagerie instantanée. Le SMS sur mon téléphone, Google Hangout ici et là, Skype, Telegram, WhatsApp, Facebook Messenger, et autres Viber. La plupart d’entre eux me permettent de communiquer avec les autres utilisateurs qui utilisent le même outil. Mais pas entre eux.

Tel contact utilise FB Messenger alors que tel autre préfère Skype, si ce n’est la messagerie de LinkedIn. Ou encore les messages directs de Twitter. Je préfère le SMS de mon téléphone et Hangout. Pas facile de communiquer entre nous. Certains jours, j’ai l’impression de passer le plus clair de mon temps à passer d’un logiciel de communication à un autre pour rester en contact avec mon réseau.

À une certaine époque, Adium (sur Mac) et Pidgin (sous Windows) permettaient de fédérer tous nos comptes de messagerie sous un seul environnement, en consolidant nos contacts. Il fallait toujours avoir un compte de messagerie dans chacun des environnements, mais au moins, on pouvait n’utiliser qu’un seul client.

Les temps ont changé. La messagerie semble devenir une application plate-forme, un atout stratégique pour les grands joueurs du web. Pendant ce temps, on a oublié que la fonction fondamentale de la messagerie instantanée était de communiquer. Bref, rapide et efficace message envoyé en un tournemain avec une réponse à l’avenant et généralement quasi instantanée.

À quand un standard de protocole de messagerie instantanée, ouvert et accessible, pour nous permettre d’utiliser le client de notre choix pour communiquer entre nous ?

Plutôt que d’ajouter des jeux et une collection infinie d’émoticônes dans la messagerie, pourrait-on lui permettre de mieux communiquer?